Une autre part du voyage

Après l’accident de Buenos Aires, les pourparlers avec l’assurance de celui qui avait défoncé notre porte arrière et le pare brise, on a réalisé que les pièces de rechange n’existaient qu’au Chili. La météo étant exécrable du côté du Brésil et le la Bolivie, on a décidé de changer de cap pour atteindre le Pérou par le Nord-Chili. Cap sur Antofagasta pour redresser la porte et trouver une lunette arrière. En chemin, à Rosario, la vitre provisoire en PVC a été braquée… 4 sacs et deux guitares plus tard, le moral un peu émoussé… ci-dessous, un  texte du mois dernier quand le moral était au plus bas…

Sortis des belles lumières sud-américaines, qui font que faire des images saisissantes est plus facile ici qu’ailleurs, on est dans une autre réalité du voyage depuis quelques semaines.

Place au doute, au « pourquoi on n’est pas restés chez nous, dans cette maison au pied de litchi, à prendre des bains dans une baignoire propre (ou chargée de nos miasmes personnels) ou dans l’Océan Indien ? »
Pourquoi hein ? Quand on fini par ne trouver à l’Argentine et au Chili plus aucun charme.
Grosse fatigue, cycle obligé, désillusion ?
Gilles dit que le passage à 5000 m d’altitude m’a fait perdre mon second degré.
Passage de frontière à Paso de Jama : obligés de justifier l’absence de vélo à l’arrière pour cause d’accident de voiture… on a évité l’amende en acceptant de vider intégralement notre voiture, fouille complète des sacs… trois heures à 5200m, la migraine et le mal de l’altitude qui montent… Simon qui vomi ses tripes sur son siège…
Ça serait mentir vilainement que de prétendre trouver un quelconque charme à la ville d ‘Antofagasta où l’on se trouve aujourd’hui, en attente des réparations de la voiture… pas plus qu’à celles qui ont précédé sur la route entre Argentine et Chili.
Oui, on a aimé San Pedro de Atacama, son église à la charpente en cactus, ses rues et ses maisons en terre. Moins le fait qu’absolument chaque pas de porte y est dédié au tourisme : restaurants, hôtels, souvenirs, change, tour opérateurs. Rien, absolument rien d’autre intramuros. Finalement, c’est le marché de fripes du vendredi à la périphérie qui renvoyait le moins à Disneyland…
Heureusement, la libreria del desierto, sur son bout de terre loin du centre, son libraire lunaire et sa femme archéologue nous ont baladé, ouvert les portes de la collection encore sous carton d’un magnifique musée en projet… moments rares.
Mais comment croire, au vu de ces objets sublimes vieux de plus de 1000 ans (avant les incas) conservés en l’état dans le climat idéal de cette partie sèche du Chili… que la société actuelle cocacolaïsée ait pu devenir ce qu’elle est avec un tel héritage ?
Georges a vécu son plus grand moment de solitude quand notre logeuse nous a programmés à la fête de la bière pour promouvoir son école libre et heureuse inspirée de Montessori.
Heureusement que ce projet vise avant tout les rencontres humaines, qui sont là quelle que soit la profondeur des racines du pays qui les porte.
On nous promet des découvertes encrées dans des cultures plus authentiques au Pérou, Equateur et Colombie.
Ça nous irait bien.

This entry was posted in Uncategorized. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s