Retour sur le mois d’avril… un mois de tournée dans les Alliances d’Equateur.

Après 4 jours jours de route ininterrompus à travers les villages dévastés par les inondations du Nord Pérou nous avons rejoint l’Equateur pour une tournée des alliances sur un mois: spectacle, conférence, ateliers et expo dans 4 zones du pays.
Si on avait écouté le service consulaire de Lima, consulté avant le départ, strictement aucun passage entre Pérou et Équateur n’était envisageable avant trois semaines au bas mot; des épidémies faisaient rage et les gens fuyaient vers le Sud… certains ressortissants bloqués… inutile de dire qu’on a un peu fouetté… mais connaissant les services consulaires et leur modération légendaire, on a appelé “iperu” qui nous a dit que la plupart des ponts avaient sauté mais qu’un point passait en alternance, nous donnant le numéro de la police des routes à consulter tout le long.
Oui, le Nord Pérou etait ravagé… désolant. Routes effondrées, villes et villages couverts de boue, ponts emportés, pans de montagnes écroulés… mais la population faisait face et restait génialement bien organisée.
On a régulièrement consulté la police des routes, suivit le flot, attendu des heures à l’entrée de certains ponts, suivit des convois de voitures qui prenaient des chemins de traverse pour éviter les camions… refusé de traverser le lit d’une rivière ensablée dans lequel un groupe de péruviens nous avait détourné en nous jurant que c’était la seule solution et que la route ne passait pas. La police nous avait affirmé le contraire juste avant… nous avons donc regagné la route et passé entre deux camions un gué dont les cailloux ont fait chanter le réservoir et la providentielle plaque de protection de notre pauvre voiture même pas 4×4. 200 mètres plus loin, elle s’est retrouvée posée sur un amas de terre et de cailloux, les 4 roues dans le vide de l’ornière creusée par les camions.
Puis cerise sur le gâteau, un passage de douane qui a duré plus de 3 heures sans aucune raison autre que le temps nécessaire à certains pour ouvrir une photocopieuse, prendre un stylo, passer un coup de fil… mais la patience après un tel périple est une denrée rare.
Simon sanglotait le soir, après la frontière: trop de pression… et moi j’avoue que j’en menais pas large en imaginant notre voiture vidée et coincée dans le lit de la rivière ensablée… fin du voyage…
Mais la première de Georges en Équateur a finalement bien eu lieu le 5 avril !

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